« Ça devient compliqué pour en trouver, oui, des pellicules, et ça me fait peur»
Vous êtes-vous déjà demandé ce que recelait votre grenier ? Des objets venant tout droit du siècle dernier et ayant parfois une très grande valeur marchande peuvent se cacher sous cette poussière, qui s’amasse avec langueur.
“Souviens-toi d’oublier”, prônait Nietzsche. Pourquoi ? Faute de place, ou tout simplement suite à un changement fortuit de moeurs, vous avez décidé de mettre vos affaires à l’oubliette… Ces dernières reviennent cependant au goût du jour et certains collectionneurs sont même prêts à dépenser une petite fortune pour se les procurer.
Le vintage a permis le retour de nombreux objets, et spécialement de jouets, accompagnés d’une hausse de leur valeur d’origine. Certaines pièces ont doublé, triplé voir quadruplé de valeur, au fil des années.
Elle est ratifiée "deux étoiles", ce qui en fait une des cartes les plus rares. De plus, le nombre d'exemplaires existants de cette carte (6 !) en fait un des objets de collection les plus recherchés !
Sortie en 1978 pour la première fois, et vendue à l'époque pour 2,49 dollars, elle faisait partie d'une série de figurines créées par Kenner (une société américaine spécialisée dans les jouets). Rapidement, ces figurines furent retirées de la vente, à cause des sabres-lasers télescopiques qui furent considérées comme étant des parties... indésirables de la figurine.
A l'époque où elles apparurent, les "petites voitures" étaient vendues à moins d'un dollar. Toutefois, un collectionneur de "petites voitures", Jim Gallegos, fit l'acquisition d'une grue n°30 pour venir enrichir sa collection... Qui vaut déjà près d'1,3 million de dollars (1,26 million d'euros).



L’une des premières choses à connaître est la rareté de l’objet. Elle est évaluée en fonction de plusieurs éléments. D’abord, l’expert va dater la pièce, puis identifier le fabricant. Une fabrication artisanale est toujours plus cotée qu’une industrielle, principalement à cause des tirages en série. Mais cela peut aussi être dû à la renommée du fabricant, la signature valant plus que l’objet en soi. Enfin, on peut regarder de plus près les matériaux utilisés pour sa confection, afin d’en déterminer leur valeur.
La valeur de l’objet dépend également de la demande qui lui est liée. Certains vinyles des Beatles, qui ont pourtant été tirés en plusieurs exemplaires vont valoir une petite fortune pour certains. Cela s’explique simplement par le nombre de collectionneurs à la recherche des albums. A l’inverse, un objet rare qui n’est pas recherché n’aura pas une grande valeur marchande.
L’état de conservation est souvent un facteur déterminant pour estimer un objet. Celui-ci a beau valoir de l’or, il n’en sera rien s’il est endommagé. Pour cette raison, beaucoup d’objets de collections sont toujours dans leur emballage d’origine.



Guillaume Fédou nous dévoile l'inaliénable caractère mercantile du phénomène Vintage
Publicités, promotions, prix alléchants, obsolescence programmée, ... Tout dans notre société nous incite à sortir le portefeuille pour consommer encore et encore. Si ce n’est pas par plaisir, c’est par nécessité, car beaucoup d’industriels privilégient la quantité à la qualité. De ce fait, les produits ne durent plus dans le temps et nous obligent ainsi à réinvestir.
De cette atmosphère, naît une vague de saturation. Les gens se fatiguent du consommable et préfèrent chercher des objets durables et de valeur sûre. Le vintage se nourrit de cette saturation générale, en proposant des alternatives à la consommation de masse. On se tourne alors vers d’autres valeurs : la consommation devient débrouillarde et astucieuse. On privilégie alors l’achat d’occasion, le « fait maison », le traditionnel, le bio, la récupération ou le bricolage. Des notions qui tranchent complètement avec les tendances imposées par la société contemporaine.
Isabel Vacher va nous détailler le circuit alternatif qu'empruntent les aficionados du vêtement Vintage
Le vintage est devenu le synonyme d’une consommation alternative. Oui, mais comment se manifeste cette nouvelle façon de consommer ?
Cela se concrétise par une manière particulière de faire des achats. Une personne en quête de vêtements ou d’objets va devoir chiner. Cela prend du temps et laisse aussi le hasard agir : on ne sait jamais réellement ce que l’on va dénicher. Beaucoup de personnes aiment cette façon de procéder, en plus du bénéfice financier qu’elle représente car le produit n’est plus neuf.
En réalité, il s’agit essentiellement de privilégier les friperies et brocantes aux chaînes de prêt-à-porter. Ces boutiques proposent des vêtements d’occasion, datant des années 60 à 90. En plus d’être porteurs d’une histoire, ces derniers, qui ont su traverser les années, témoignent qu’une confection de qualité. De plus en plus d’importance est mise sur les finitions de vêtements pour qu’ils puissent survivre à une année de lavage sans se détériorer. Les adeptes des friperies parlent aussi de conscience écologique qui se développe. Acheter d’occasion, évite de jeter, réduit ainsi la quantité de textiles qui finissent dans les décharges chaque année.
Le phénomène ne se limite pas uniquement à l’industrie textile. Le marché de l’occasion a su trouver son public, motivé par des raisons différentes, et s’est étendu sur d’autres secteurs d’activité : automobile, cyclisme, jouets et jeux, etc… En France, l’investissement dans de l’occasion a fortement augmenté ces dix dernières années.
Si les friperies et brocantes sont de bonnes alternatives aux magasins des villes, les vêtements qui y sont proposés ne sont pas toujours au goût de tout le monde. La mode se renouvelle, certes, mais ce n’est pas le cas de toutes les pièces. Certaines qui n’ont pas encore fait leur temps se retrouvent laissées de côté.
Le “Upcycling” consiste à récupérer de vieilles pièces vintages (tissus, bijoux, matériaux, …) pour fabriquer de nouveaux objets, plus tendance. Ainsi, il est possible d’allier un mode de vie Vintage en prônant la récupération, le tout en gardant un style actuel, qui se veut contemporain.
Cette pratique est utilisée à différents niveaux. C’est à la portée de tous : on peut le faire chez soi, pour créer de nouveaux objets à partir de pièces recyclées. Dans ce cas-là, Upcycling s’apparente un peu aux DIY (Do It Yourself). À un niveau plus poussé, des magasins en ont fait leur fond de commerce. Le travail est tel qu’on ne peut voir d’un simple coup d’œil la provenance de la matière première, à moins d’être un expert !
Alice, véritable figure de proue du Vintage, va vous raconter comment elle construit son quotidien, en lui apportant des touches colorées, aux saveurs anciennes...